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« Language, Skills and Attitude! »

     Language, Skills and Attitude! 

traducteur pro

Par Damas Nembot, M.A. In Translation EN/GER>FRE Translator and Proofreader

Je me souviens encore de ces mots d’ordre comme si je les avais entendus hier. La voix de mon maitre résonne dans mon esprit comme une gravure qui ne s’effacera jamais. Et je repense à cette journée inhabituelle au cours de laquelle notre « maitre » nous a livré une autre de ces recettes secrètes, l’incontournable. À ce moment-là, personne d’entre nous n’aurait pu imaginer que ces trois mots devise deviendront progressivement et, par appropriation, notre devise sur le marché de la traduction.  « there are three qualities which define a good translator : his language, his skills and his attitude. Language! Skills! Attitude!”

C’était donc ça la formule secrète pour devenir un bon traducteur. Mon maitre ne s’arrêta pas là, devant nos regards perplexes. Il nous dévoila le contenu de cette trilogie dans l’ordre dans lequel il nous l’avait énoncé.

« Language » : langue

Joseph joubert a dit : « Nous devons reconnaître, pour maîtres des mots, ceux qui savent en abuser, et ceux qui savent en user mais ceux-ci sont les rois des langues, et ceux-là en sont les tyrans ». D’après notre maitre, la maitrise de la langue est un prérequis pour embrasser la fonction de traducteur. Il se doit, en tant que travailleur de l’ombre ou dans l’ombre, de pouvoir assumer la casquette du ‘roi des langues’ d’une part et celle du ‘tyran’ d’autre part. Il doit pouvoir se glisser dans la peau, le style de l’auteur et restituer sa pensée le plus fidèlement possible et cet exercice implique une manipulation accrue des outils de la langue. C’est probablement pour les raisons évoquées ici que notre enseignant a cité la langue comme premier pilier de sa trilogie.

 

Skill : la compétence traductionnelle

En plus du prérequis linguistique qui démontre que le traducteur maitrise les rouages de ses langues de travail, celui-ci doit pouvoir s’en servir en traduction, c’est-à-dire dans la restitution fidèle d’un message d’une langue à une autre. En effet, la seule connaissance ou maitrise d’une paire de langues ne reflète que rarement la capacité à traduire car la traduction c’est tout un art. Méfiez-vous donc des bilingues, il est toujours mieux de confier ses documents à un professionnel formé et conscient de son utilisation des mots.

Attitude

« L’humilité c’est la clé ». Chaque texte comporte son lot de défis ; il n’existe pas de texte assez simple qu’on peut traduire les doigts dans le nez. Le traducteur se doit donc d’être humble et disposé à apprendre car comme le dit si bien un éminent traducteur : « on nous paie pour apprendre et nous sommes censés le faire de la meilleure des manières ».

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